La compagnie Thomas Bellemare telle que nous la connaissons fut incorporée en 1959.
Les quatres frères Bellemare, soit Raymond, Gilles, Luc et Maurice, prirent en main les destinées de la compagnie. Ils étaient la suite logique du travail commencé par leur père Thomas, secondé de leur mère Florence.
À l'époque, ils déménageaient des bâtisses, construisaient des maisons, fabriquaient, au petit malaxeur leur propre béton et c'est tellement vrai, qu'ils avaient obtenu le contrat des fondations de l'église de Yamachiche en 1959, ce qui les avait obligés à utiliser 13 000 sacs de ciment, soit l'équivalent de 13 voyages de poudre.
En 1959
Ils construisent un garage neuf ouvert au public sous la bannière B/A.
En 1963
Ils deviennent vendeur autorisé de machinerie agricole de marque John Deere.
En 1966
Étant très bons clients chez Ciments Maski de Louiseville, ils achetèrent la Compagnie. Le travail du béton les ayant tellement accaparés, ils furent obligés de changer leur première vocation. Ainsi ils abandonnent la machinerie agricole, le transport des maisons et la construction de maisons. La production du béton étant un travail saisonnier, ils mirent l'emphase sur le déneigement. De toute façon, du début à aujourd'hui, ils ont toujours eu des contrats de déneigement.
Armand Roy, père de Jean-Guy, échevin à Trois-Rivières-Ouest, voyait grandir les petits Bellemare. Il leur offrit le contrat de déneigement des rues de la ville. Ils acceptèrent en 1959 et firent une vingtaine d'années de déneigement en ayant toujours obtenu une haute note d'estime de la part de la population. Depuis ce jour, les contracteurs se succèdent. Au même moment, en 1959, ils eurent le contrat de terrassement du Centre d'achats de Trois-Rivières-Ouest et en plus, ils ont déneigé les stationnements pendant 3 ans.
En 1966, avec l'achat de Ciments Maski, ils commencent à mettre l'accent sur la machinerie lourde... D4, un Cochshut 50 avec retro caveuse Massey Fergusson et une pelle fabriquée (home made). Bien entendu, un chargeur faisait partie de l'équipement.
En 1970
Ce fut le début d'une rapide progression avec l'achat de leur première Poclain LC80 neuve, opérée par Maurice pendant plus de six mois à Baie Trinité (Sept-Iles).
En 1972
Les regards se sont tournés vers Trois-Rivières et ce fut la construction du plan de béton dans la zone industrielle de Trois-Rivières-Ouest. C'était la campagne. À l'époque, il n'y avait pas de bâtiments, pas de bar La détente, pas de Honda, pas de Toyota, pas de Baptiste Touche à tout, pas d'aréna, pas de lave-auto, pas de boulevard des Récollets, pas de 55, pas de 40, pas de garage municipal de Trois-Rivières, pas de coopérative.Rien en fait. Même la zone industrielle de Trois-Rivières-Ouest était inexistante.
En 1974
Le plan de Louiseville devenant rapidement désuet, il fallait le remplacer et ce fut la construction du nouveau plan, tel que nous le connaissons aujourd'hui.
En 1976
Les frères Bellemare ayant toujours vus d'un bon oeil l'usine de Béton Laurentide, ils décidèrent de prendre des intérêts dans cette organisation. Ce fut le début du transport du ciment en vrac chez Béton Laurentide, Ciments Maski à Louiseville et Ciments Maski à Trois-Rivières-Ouest.
En 1977
En 1977, le garage de Yamachiche étant devenu trop petit il a donc fallu procéder à un agrandissement majeur. Cet agrandissement fut rendu nécessaire par la progression fulgurante des travaux à la Baie de James entrepris vers les années 1975.
En 1979
Il fallait trouver du sable de bonne qualité pour fabriquer notre béton quotidien. Ce fut l'achat de Sable des Forges.
L'objectif fixé en 1972 était de payer le plan de béton en 10 ans. Il a donc fallu toujours fournir du 120% pour faire en sorte que le plan de béton de Trois-Rivières-Ouest atteigne le but fixé. Croyez-le ou non, ce fut fait. On a donc alors fermé le plan pour s'orienter ailleurs.
En 1982
Le transport du ciment en vrac prit des proportions fort intéressantes. Il ne faut pas oublier que tout fut fort bien planifié.
En 1986
Le coeur du Québec avait de la place pour un autre entrepreneur en grues. Les frères Bellemare firent une étude de marché et crurent à un succès certain dans cette ligne. Ce fut donc un nouveau début et aujourd'hui, on peut dire que Thomas Bellemare continue à faire sa marque, des fondations aux plus hauts clochers.
Si vous deviez vous promener en auto au coeur du Québec avec quelques vendeurs de la compagnie, vous resteriez surpris de voir le grand nombre d'endroits où les travaux furent signés «Bellemare».
Nous avons été les premiers dans la zone industrielle de Bécancour avec Noël St-Louis. Par la suite, ce fut avec Henri Paquette et Constructeur St-Maurice. La Place du Centre fut terminée par Thomas Bellemare en hiver. Le béton du garage Jean Fréchette avec Ovide Demontigny fut mis en place un 23 décembre par un -30 degrés Celcius. L'aréna de poche, les réparations du Colisé, la Bibliothèque de Trois-Rivières, le Canadian Tire, la Coopérative, les trottoirs colorés, les excavations spéciales, les arrangements spéciaux, les débuts de la fumée de Silice, le béton livré par malaxeur sur chaland au milieu du Lac St-Pierre, la mise en place de pierres avec des pelles hydrauliques sur le fleuve St-Laurent, le béton livré par hélicoptère, le chargement de bateau, la construction de l'aréna de Trois-Rivières-Ouest, les viaducs, les égoûts, les routes, les ponts, rien ne nous a échappé, sauf le garage municipal de Trois-Rivières et la fabrication de la barge en béton au quai de Trois-Rivières.
En 1982, une usine de sable à Jet fut mise en place et aujourd'hui, du sable de toutes grosseurs, en vrac ou ensaché est livré un peu partout au Québec et ailleurs.
Thomas Bellemare fut le premier et le seul entrepreneur en chemins d'hiver à Yamachiche et ce, jusqu'en 1982. Par la suite, Yamachiche n'a jamais renouvelé deux contrats consécutifs avec le même entrepreneur.
Thomas Bellemare a entretenu les chemins en hiver à Pointe-du-Lac pendant plus de 25 années consécutives et également ceux de St-Antoine de Rivière-du-Loup durant plusieurs années.
Jamais d'autres entrepreneurs n'ont eu le contrat de déneigement de l'autoroute 40 depuis son ouverture à aujourd'hui, entre St-Barthélémy et Pointe-du-Lac.
Et maintenant, avec plus de 125 employés, l'équipe s'efforce de maintenir bien haut ce qui fut péniblement acquis dans le passé.